Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 62 14 85

Passage à l'heure d'été
Jusqu'au 2 septembre, l'accueil est ouvert du lundi au samedi à partir de 14h. Les spectacles commencent à 20h30 et la billetterie ouvre à 20h.


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Journal n°44 - mai/août 2017

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Les Amours inutiles


© Mona
Compagnie : MaMuse et Compagnie de l'Inutile
De : Guy de Maupassant,
Mise en scène : Eric Vanelle
Avec : Corinne Mariotto, Eric Vanelle, Laetitia Bos

Représentation(s) :

du mardi 5 au samedi 16 février à 21h - 1h15


Adaptation irrévérencieuse mais fidèle de quatre nouvelles de Maupassant, Les Amours inutiles nous embarque sur le fil de nos relations amoureuses, qu’elles soient « heureuses ou vénéneuses ». C’est à travers l’ironie, chère à l’auteur, et le drame, parfois inévitable, que les compagnies de l'Inutile et MaMuse explorent les chemins de traverses qu’emprunte toujours l’amour.

Avec Le Moyer de Roger, Le Lit 29, L’Inutile beauté et La Serre, les compagnies se sont emparées de ce thème avec gourmandise et un esprit résolument ludique et canaille. « De triangle amoureux en triangle théâtral on a décidément ici un beau trio. Chacun y met son talent et les personnalités de jeu se complètent sans jamais de faire de l’ombre.

Les Amours Inutiles est le second opus consacré par la compagnie à Guy de Maupassant, après le spectacle Les Beautés Inutiles créé en 2007.

Le Moyen de Roger
« Tu sais que j'ai épousé une veuve dont j'étais fort amoureux. Ma femme a toujours eu la parole libre et avant d'en faire ma compagne légitime nous avions souvent de ces conversations un peu pimentées, permises d'ailleurs avec les veuves, qui ont gardé le goût du piment dans la bouche. Elle aimait beaucoup les histoires gaies, les anecdotes grivoises, en tout bien tout honneur. Les péchés de langue ne sont pas graves, en certains cas ; elle est hardie, moi je suis un peu timide, et elle s'amusait souvent,
avant notre mariage, à m'embarrasser par des questions ou des plaisanteries auxquelles il ne m'était pas facile de répondre. »
A tel point que la nuit de noce se révélera un absolu fiasco ; la grivoiserie assumée de l’épouse ayant chez le mari un effet bloquant tout à fait imparable...

Le Lit 29
« Quand le capitaine Épivent passait dans la rue, toutes les femmes se retournaient. Il présentait vraiment le type du bel officier de hussards. Aussi paradait-il toujours et se pavanaitilsans cesse, fier et préoccupé de sa cuisse, de sa taille et de sa moustache. Il les avait superbes, d'ailleurs, la moustache, la taille et la cuisse. »
Le capitaine Epivent s'éprendra finalement d'une très belle femme rouennaise, Irma. Un an durant, on pourra croire à une "rédemption par l'amour" de ce caractère entièrement dévoué à son apparence. Malheureusement la guerre de 1870 déclarée, le capitaine est envoyé sur le front. La ville de Rouen est alors occupée par les Prussiens. A son retour, c’est à l’hôpital que le capitaine retrouvera Irma atteinte d’une syphilis en phase terminale. Violée par les Prussiens, elle a contracté la maladie...

L'Inutile Beauté
« La comtesse de Mascaret se montra sur le perron juste au moment où son mari, qui rentrait, arrivait sous la porte cochère. Il s'arrêta quelques secondes pour regarder sa femme, et il pâlit, un peu. Elle était fort belle, svelte, distinguée avec sa longue figure ovale, son teint d'ivoire doré, ses grands yeux gris et ses cheveux noirs ; et elle monta dans sa voiture sans le regarder, sans paraître même l'avoir aperçu, avec une allure si particulièrement racée, que l'infâme jalousie dont il était depuis si longtemps dévoré le mordit au coeoeur de nouveau. »
Onze années de mariage, sept enfants, «encore très belle (…) et presque indéformable » et un époux fort pressé, sitôt né le septième enfant, de mettre le huitième en route...

La Serre
M. Lerebour était court, rond et jovial, d'une jovialité de boutiquier bon vivant. Sa femme, maigre, volontaire et toujours mécontente, n'était point parvenue à vaincre la bonne humeur de son mari. Elle se teignait les cheveux, lisait parfois des romans qui lui faisaient passer des rêves dans l'âme, bien qu'elle affectât de mépriser ces sortes d'écrits. On la déclarait passionnée, sans qu'elle eût jamais rien fait pour autoriser cette opinion. Mais son époux disait parfois : "Ma femme, c'est une gaillarde !" avec un certain air entendu qui éveillait des suppositions.»
Partis, comme beaucoup, pour finir leurs vies entre chicaneries et regrets, M et Mme Lerebour seront
sauvé par un curieux coup de pouce du destin…

AvisPresse




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