Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 Toulouse
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Journal n°48 - septembre/décembre 2018

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Blanches

Compagnie : Théâtre Folavril,
De : Fabrice Melquiot,
Mise en scène : Patrick Séraudie,
Avec : Claude Sanchez, Anouchka Pasturel,

Représentation(s) :
Le Mercredi 30 Janvier 2013 à 15:00:00
Le Samedi 02 Février 2013 à 15:00:00
Le Mercredi 06 Février 2013 à 15:00:00
Le Samedi 09 Février 2013 à 15:00:00

La pièce parle de filiation et ouvre des passerelles entre vieillesse et enfance, mémoire et transmission. 
Elle aborde par des mots simples, la maladie d’Alzheimer.

Une petite fille et sa grand-mère
Mémé Blanche partage une grande complicité avec sa petite fille Ouais.

"Tout le monde m'appelle Ouais, sauf  les gens qui ne me connaissent pas. Je m'appelle Ouais, parce que depuis que j'étais enfant, je dis ouais à tout bout de champ. Il paraît qu'il faut dire oui, que ouais ça ne se fait pas. Mémé Blanche dit que ce qui ne se fait pas, c'est d'abord ce qu'il faut faire."

Ensemble, elles jouent au badminton et se racontent des histoires ...
Ouais a la langue bien pendue. Elle ressemble à sa grand-mère, qui boit du vinaigre, l’amène danser à la guinguette, lui raconte la vie de Calamity Jane, lui apprend à ne pas être une bonne élève et, à sa manière, lui forge le caractère… Et puis, Pépé Lulu est mort il y a trois mois et Mémé Blanche a besoin de compagnie.
Mais, au fil des jours,  elle  a des réactions inattendues, imprévisibles.
Blanche est devenue bizarre.
On découvre qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer.

« Fabrice Melquiot met en mot le processus de dérèglement de la mémoire. Mémé Blanche oublie petit à petit, puis surgissent les obsessions. Elle veut que Léon Zitrone commente son enterrement à la télévision, plus tard elle l’accuse de lui avoir volé son argent, puis sa tête. Ouais va essayer symboliquement de sauver la tête de sa grand-mère en lui offrant un voyage en montgolfière pour aller discuter avec Zitrone, monté au ciel.
Ouais va devenir une petite Blanche, en accompagnant sa grand-mère dans la mort.
La pièce est touchante, drôle, tendre.  Il y est question de transmission, de rituel de passage, d’amour, des morts que l’on porte en soi, de fantaisie. Blanches ne comporte aucun pathos, bien au contraire, c’est un hymne à la vie, jusqu’au dernier souffle. »

Le Matricule des Anges n° 114 – juin 2010

Les petites filles qui disent ouais ne disent pas oui à tout.
Les grands-mères qui disent non à tout bout de champ se sont quand même mariées un jour.
Les petites filles qui s’appellent Ouais ne disent pas non à tout ; mais elles refusent d’écrire noir sur Blanche.
Les grands-mères, parfois quand elles disent oui, ça veut dire non.
Les petites filles se remplissent de trous à mesure qu’elles grandissent : des trous de solitude, d’amour, de joie, de peur, de chagrin, des trous qui sont autant de questions.
C’est leur façon d’habiter le monde.
Les grands-mères se remplissent de trous à mesure qu’elles disparaissent : des trous de solitude, d’amour, de joie, de peur, de chagrin, des trous qui sont autant d’oublis.
C’est leur façon de quitter le monde.
Entre Ouais et sa grand-mère, c’est une histoire de trous, comme dans les robes de dentelle.



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