Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 62 14 85

[à l'écoute] Émission Au Grand Rond si j’y suis, du mardi 14 novembre de 14h à 15h sur Radio Mon Païs (90.1)

Ils étaient autour des micros pour répondre à nos questions :
- Manon et François de Séquence Court-Métrage
- Hélène de Migrant'Scène
- Enora de Marionnettissimo
- Marc, notre nouveau chroniqueur


Journal n°45 - septembre/décembre 2017

Feuilletez le journal ici.


    


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Exposition

Les expositions du mois d'octobre 2017

Argentique - 17 d'Eric Vanelle - du 2 au 16 puis du 23 au 30 octobre

Ca fait quoi de ne pas pouvoir prendre 20 photos en 2 minutes.
Ca fait quoi de rater une photo parce que la pellicule est finie.
Ca fait quoi de pas pouvoir zoomer.
Ca fait quoi de devoir choisir.
Ca fait quoi de partir en voyage avec 10 pellicules de ILFORD HP5+, un F80 et un 50mm en 2017.


 

Paquare de Salomé-Charlotte Camores - du 16 au 23 octobre
Dans le cadre de la Semaine de l'étudiant

Durant 1 semaine, c'est l'un des projets lauréats de l'appel à projets de la semaine de l'étudiant qui investit les murs du hall du théâtre !
Cette année, Salomé-Charlotte Camores présente « Paquare » : une série photographique sur fer brut poncé réalisée sur la côte caribéenne du Costa Rica à l'embouchure du fleuve Paquare au cours d'une mission de volontariat pour la protection des tortues marines et de leur ponte.
L'oeuvre, tout comme notre écosystème est vouée à disparaitre si elle ne bénéficie pas d'une attention particulière.
Cette série est particulièrement représentative de ma démarche artistique : on y retrouve une certaine dualité : Noir et Blanc, contraste entre les sujets (paysages) et matériau (fer), introspection et militantisme.


L'exposition du mois de septembre 2017

HEY ! de Cathy Combarnous - du 29 août au 2 octobre

« Notre monde perpétuellement chamboulé et fragilisé par la folie humaine, il m’est venu comme une évidence que ce dont nous avions le plus besoin en ces temps troublés, c’était de douceur. » Cathy qui aime faire des grimaces, observer les gens sans se faire attraper, manger du gingembre confit, prendre de l’altitude un baudrier à la taille, des chaussons d’escalade aux pieds... vous présentera une série d’illustrations petits formats à cajoler pour la rentrée !

Les expositions du mois de juin 2017

Valérie Mathieu - du 5 juin au 3 juillet

"Fragments de mémoires décomposées, recomposées..., réminiscences ou bien rêves éveillés, l'intemporel décline à l'infini ses gammes, l'imaginaire donne circonstance au réel ; d'exaltations en renoncements, de joies en nostalgies, la dualité de l'être recompose le temps, métamorphose l'apparence des choses et, dans les méandres de la destinée cherche une appartenance, la lueur d'un phare, peut-être un ancrage auquel s'arrimer..." Philippe Lemoine

Valérie Mathieu superpose, torture, détruit, filtre et déforme des photos, qu'elle mixe avec des éléments graphiques, de la couleur. Ses créations, essentiellement numériques, sont ensuite tirées sur alu brossé et révèlent des tonalités et des éléments changeants, en fonction de l'éclairage et de la place du spectateur. Un peu à l’image de notre mémoire qui met en relief tel ou tel événement de notre vie...

+ d'infos ici

Kantuta Varlet (Costumière de et avec la cie Marche ou Rêve) - Drôles de bobines - du 29 mai au 5 juin

Varlet Kantuta, après 20 ans de complicité avec la Cie Marche ou Rêve,  nous donne à voir quelques extraits de réflexion d'une costumière, quelques jeux d'idées et de questionnements.

Le départ de la création d'un costume est toujours un regard posé sur des personnages dans un contexte. Avant de donner forme au tissu,  le passage par le papier se propose. Voici des bribes de ce passage, sous la forme de boîtes lumineuses ou de dessins, maquettes de legereté et de plaisir lors
de quelques unes de ses aventures théatrales avec la Cie Marche ou Rêve.

L'exposition du mois de mai 2017

Noémie Boullier

Noémie Boullier travaille essentiellement la peinture à l'huile, en peignant des scènes qui prennent sens au fil de leur construction avec des personnages parfois teintés de mythologie, d'humour ou d'absurde.Elle présente ici une série de peintures faites spécialement pour l'occasion , avec pour fil conducteur le public et la scène sur fond d'abstraction !

L'exposition du mois d'avril 2017

Autos-portraits de paysages de Laurent Loubet

Sur la route du travail, photos prises depuis le véhicule en mouvement... Regard sur la vie en milieu rural.

" Nous vivons aujourd'hui.

    Je fais partie de ces personnes qui quittent la ville pour se rapprocher de la nature. Se mettre au vert. Avoir une vie plus sensée, sortir de ce système qui nous fait courir, avancer, produire... payer, acheter, consommer.

    Mais il a la peau dure ce système, nos habitudes aussi. Ce n'est pas tout de vouloir, le pas n'est pas si simple à faire, la marche est beaucoup plus haute qu'elle n'y paraît.     Alors bien sûr les excuses ne manquent pas. Le boulot, les enfants les factures le manque de temps… le système... Tiens il a bon dos celui là. Si je ne m'abuse « le système » c'est moi, c'est toi, c'est nous... C'est à nous d’agir comme il nous semble bon et juste, pour nous et la communauté.
   
    Le tableau est posé, le cadre est là.

    Nous, les habitants de zones rurales, passons énormément de temps dans nos véhicules paradoxalement.   
 
    Nous sommes des prisonniers en mouvement, c'est un fait sociétal, enfermés dans nos vies, dans nos boulots, dans nos autos, dans nos crédits, dans nos envies, nos achats, nos vacances....

    On regarde passer le paysage et la vie derrière le cadre de notre pare brise. La chose la plus stable c'est bien l’intérieur de notre bagnole. Enfermé dehors dans l’espèce d'aquarium où l'on se sent seul, tranquille ; libre, on peut crier, chanter, rigoler, pleurer, se curer le nez. Il y a un côté fœtus.

    C'est moi qui évolue dans le paysage ou c'est le paysage qui bouge autour de moi? Au final je ne sais plus très bien.   

    Ce paysage peut autant m'apaiser, me tranquilliser que me mettre dans un stress terrible suivant la destination, la personne qui se trouve au bout de la route, le boulot qui y m'attend, l'emmerde que je dois gérer. Mais j'ai la chance de savoir regarder, d’être dans la contemplation, d'avoir toujours l’œil alerte et de percevoir ne serait ce qu'un instant, la beauté du paysage, la magie de la lumière à un endroit donné, l'envol d'un oiseau, la beauté du lieu que je traverse et qui en retour me traverse et m'envahit.
   
    Je suis en pleine contemplation, oui, je le répète car ce n'est visiblement pas quelque chose de commun, je perçois mais comment donner à percevoir, ce que je vois, je ressens. C'est un exercice  qui m'a été toujours très difficile et pour dire vrai, j'ai rapidement jeté l'éponge ; je n'ai pas - n'avais pas? - le talent des grands photographes paysagistes, la culture états-unienne pour les grands portraits paysagés ne m'a jamais vraiment fait vibrer... les Ansels Adams et compagnie..
   
    Le paysage, c’est mon Everest à moi, mon sommet inaccessible. Comment transmettre tout ce que l'on ressent lorsque nous sommes dans l’état de contemplation souvent après une longue marche qui nous a hissés vers cet état ? Comment le montrer lorsque l'on redescend et que la magie reste là-haut et que notre quotidien redevient si présent, si pesant ? Je n'ai pas la réponse ; cette série photographique fait peut-être le lien entre contemplation et exaltation, elle est à mi-chemin entre le quotidien et la marche méditative. Bon, il faut que je redescende, me raccroche à la réalité... mais laquelle, celle que nous impose ce système ou celle que je crois juste, qui me fait vibrer au fond de moi ? "



L'exposition du mois de mars 2017

Raphaël Lo Bello

"Mon travail est comme un laboratoire d'expérimentations. Je débute ma peinture sans idée conçue, en improvisant à partir de ma rencontre avec les différentes matières.

Ce travail d'improvisation en peinture est en lien avec mon travail de danseur. La répétition d'une forme mène à sa déformation et sa singularité. Comme la répétition d'un mouvement mène à un autre mouvement. Quand je peins et quand je danse je suis, dans le temps et dans l'espace, à la recherche d'une tension entre équilibre et déséquilibre. J'imagine une respiration et des rythmes qui permettent aux formes et au couleurs d'entrer en mouvement et de circuler.

Je travaille la toile dans tout son espace pour donner la possibilité à ses moindres recoins de raconter quelque chose, d'ouvrir, pour chacun, les portes de l'imaginaire. Pour que le spectateur puisse créer sa propre histoire dans cette image proposée, comme une pensée brute et poétique."

 

L'exposition du mois de février 2017

La nuit, c'est ma couleur préférée de Nadia Nakhlé

En relation avec le spectacle Zaza Bizar, l'illustratrice et metteuse en scène Nadia Nakhlé expose ses illustrations au Théâtre du Grand Rond. Ces planches sont majoritairement des tirages de gravures réalisés sur cartes à gratter.
Le noir et blanc dominants, donnent à voir un instantané somptueux de l'univers poétique de cette jeune artiste.

www.nadianakhle.com

 

L'exposition du mois de janvier 2017

Evolutionchrysalide de Martina Santuari

Evolutionchrysalide est Martina Santuari, née en 1984 en Italie et arrivée en 2011 dans la ville rose, un hiver (très très) froid. Son univers artistique se nourrit d’une bonne soupe kaléidoscopique : les fables de son enfance, quelques dragons, l’étrange beauté de la peinture symboliste et la poésie des bandes dessinées de Milo Manara et Sergio Toppi.

Elle aime créer des nouveaux mondes, fantastiques et utopiques, peuplés de créatures et personnages fabuleux et étranges. Univers colorés, qui rappellent l’enfance et ses contes, racontés du point de vue de l’adulte et, parfois, de ses idiosyncrasies.

www.evolutionchrysalide.com


L'exposition du mois de décembre 2016

Constellation de Florence Lab

Constellation est une série de sérigraphies et peintures qui s’articule autour du corps comme constellation de tâches, de traces, de cicatrices. Une cartographie. Un chemin à parcourir...

florencelabtoulous.wixsite.com/florencelab


L'exposition du mois de novembre 2016

Juliette Magnier

Artiste multidisciplinaire, comédienne, costumière et peintre, je tente avec mes peintures de questionner hors cadre : "Observons ce que nous ne voyons pas. Pour ce que le visible naît des silences".
Elle se laisse bercer par Gustave Klimt, Alphonse Mucha, Dali, Picasso, Frida Khalo.

www.juliette-magnier.book.fr


Les expositions du mois d'octobre 2016

Univers et créatures de Marie-Sara Cambe (du 10 au 31 octobre)
dans le cadre de la Semaine de l’Étudiant

Après avoir travaillé pendant trois ans sur le mélange de l’homme et de l’animal en réalisant des installations et des sculptures anthropomorphiques, Marie-Sara Cambe exprime son talent sur des disques vinyles.


 

Texto-graphie de Jules et Benoît Séverac (du 3 au 10 octobre)
dans le cadre du Festival Polars du Sud

Texto-graphie, ce sont des joutes auxquelles père et fils, photographe et écrivain, se livrent, des photos et des mots qu’ils se lancent comme des défis artistiques.
Chaque semaine, Jules propose à Benoît un panel de clichés. Benoît s’empare de l’un d’eux et propose un fragment d’histoire, un départ de fiction, comme une fulgurance pour la faire parler.


L'exposition du mois de septembre 2016

Promiscuité de Nathalie L.

L’inspiration de Natalie L vient de l’univers végétal. Elle concentre son énergie créative à explorer des thèmes comme les motifs abstraits de la nature et les techniques mixed media par des apports de texture et l’utilisation de supports non conventionnels.

www.NatalieL.org

 

 

L'exposition du mois d'août 2016

C'est  Hélène Gib', peintre plasticienne qui expose tout le mois d'aôut au Grand Rond !

Plus d'infos sur son site :  http://www.nextgalerie.com/index.php/gib-helene
et ici aussi :

www.portraitdestyle.com
www.facebook.com/HgibPaint


L'exposition du mois de juillet 2016

C'est Marie Olé, notre illustratrice qui expose tout ce mois de juillet !
Venez découvrir ces illustrations décalées, fraîches et rigolotes !

http://marieole.ultra-book.com/accueil

 

 

 

 

L'exposition du mois de juin 2016

Fouler la terre
de Sarah Malan
sarahmalan.blogspot.fr

Les Os glacés


L'exposition du mois de mai 2016


Haciendo tiempo – Prendre (faire) le temps
de Robert Zarzycki

Roma © Robert Zarzycki

Prendre le temps :
Être en résistance à la rapidité du monde actuel
Être en lutte contre l’impatience

La technique utilisée pour l’impression de ces photographies est le Gumoil Printing, un procédé artisanal qui a été découvert à la fin du 19ème siècle et qui repose essentiellement sur l’usage de quatre éléments : la gomme arabique, le bichromate de potassium, la peinture à l’huile et le temps.

Le Gumoil Printing nécessite en effet de s’armer de patience avant d’arriver à un résultat final. C’est une démarche prenante pour moi car elle associe l’instantanéité de l’acte photographique à la lenteur du processus d’impression.

Enfin, en exagérant un peu, à l’heure où le tactile règne, nos doigts en sont presque réduits à ne ressentir que la froideur des écrans ; quant à nos yeux, finiront-ils par ne voir que des images lissées ? Aussi, au-delà du rapport au temps que pose le Gumoil Printing, passer par ce procédé répond à une volonté de retrouver la matière, de la travailler et de la sentir.

Avec ce travail, j’aimerais faire partager le goût de la patience et du plaisir ressentis au fil des différentes étapes d’impression ainsi que la tranquillité éprouvée à la vue du résultat final.

Cette exposition comprend deux séries : La ventana et El muro.
Ces photographies ont été prises en différents lieux et pays.

Pour aller plus loin


L'exposition du mois d'avril 2016


Anne Isambert

Anne Isambert est sérigraphe à l'atelier 54 fils au cm à Toulouse. Elle utilise la sérigraphie comme outil plastique et joue avec les superpositions et les surimpressions d'images.
Elle a construit certaines de ces sérigraphies pour l'espace du Théâtre du Grand Rond après avoir lu certains textes joués ce mois d'avril.

Pour aller plus loin


L'exposition du mois de mars 2016


Molo Molo
 
Pour aller plus loin

 

L'exposition du mois de février 2016

Nathalie Straseele
 
« …Tel un archéologue, Nathalie Straseele explore l’humain, sa dimension, sa vérité. Son travail est un exercice empreint de recherche et de spiritualité, que seul son instinct peut dicter en toute harmonie.
Mêlant couleurs chaudes ou froides, sa palette s’identifie à la psychologie de ses personnages, dont l’aspect parfois inachevé – tout en nous laissant pantois - nous incite à la réflexion quant à l’avenir de notre humanité, ses aspirations et son espérance… »

Dans la Gazette des Arts « L’univers symbolique de Nathalie Straseele », par Chantal Guionnet, octobre 2014.

Pour aller plus loin

L'exposition du mois de janvier 2016

Les Tartonnes
 
Personnages imaginaires... simples et nus... un regard... des émotions...  souvent naïfs, mais pas innocents.

« Pierres de foudre ou bien pierres de lune, leurs regards appellent tel le son de l'enclume, migrants de si haut puis vivant ici bas, à travers galaxies ils semèrent leurs pas, contemplez ces âmes pour comprendre tantôt, l'appel de l'ineffable transcendant vos os, en dehors du temps du souci et des hommes, ce sont eux les purs les radieux, les Tartonnes. » Sertanejo.

Un peu de moi, un peu de vous...
 
Raphaële



L'exposition du mois de décembre 2015


Raphaël Gracien

" L'idée de détourner le logo handicapé a commencé en 2012 en partant du principe que les personnes en fauteuil roulant n'étaient pas des véhicules. À partir de là je me suis amusé à parodier les panneaux routiers en remplaçant les véhicules par des fauteuils roulants pour rappeler que les personnes à mobilité réduite étaient des personnes avant tout. Et c'est en Mars 2013, pour élargir le constat, que je me lance dans le détournement du fameux logo handicapé.

Le concept du collage est de placer ce pictogramme handicapé dans le quotidien. Je voudrais donner vie à ce symbole et le banaliser pour expliquer qu'il y a des vies derrière tout ça, des goûts, des envies, des passions, des métiers...
En piochant des éléments au hasard de mes consommations et de mes goûts, je raconte un peu ma vie mais aussi La vie de tout un chacun !
Le résultat c'est que handicapé ou non, on fait les mêmes choses ;)

On a besoin de se rappeler que l'être humain est un ensemble complexe fait de multitude de détails.
"

Raphaël Gracien, tétraplégique depuis 1995 suite à un plongeon en rivière, graphiste amateur.

Pour aller plus loin c'est ici et par

L'exposition du mois de novembre 2015

Les Ballons Rouges

L'exposition photos que vous présente l'association Les Ballons Rouges est née de l’envie de faire découvrir la vie quotidienne des Burkinabè et de montrer son attachement au "pays des hommes intègres".

L'Association Les Ballons Rouges a été créée en 2008 et est reconnue d'intérêt général. Son action est essentiellement tournée vers les femmes et les enfants : Centre de nutrition pour les enfants en bas-âge, éducation, microcrédits, développement de projets économiques.

Cette exposition réunit des photographies prises lors de différents séjours des membres de l'association au Burkina Faso avec la sensibilité propre à chacun, d’où un regard subjectif. Elles traduisent les émotions ressenties devant différentes scènes de la rue et lors de rencontres avec les habitants.

Cette exposition photos est régulièrement présentée lors de ventes artisanales. Elle est aussi un des outils pédagogiques utilisé lors de nos interventions dans les écoles et centres de loisirs de Toulouse et de ses environs pour sensibiliser les enfants à la différence et à un autre mode de vie.

Nous espérons que cette visite vous aura permis de partager avec nous quelques moments privilégiés vécus au Burkina Faso.

L'exposition du mois de octobre 2015

Iris Cholvin - Que reste t-il ?

Iris Cholvin s’est immiscée dans le quotidien des Tunisiens, il en a tiré ce fragment de reportage,
à la rencontre d’un peuple en pleine période de transition.

Dans le cadre de La Semaine de l'Étudiant

L'exposition du mois de septembre 2015

Fabien Bedel

Fabien Bedel n'a jamais peint sur un mur, tout du moins ne le revendique-t-il pas Son inspiration est néanmoins on ne peut plus urbaine, et ceux qui ont vu l'un de ses dessins grand format n'ont pas manqué de s'y perdre, tant le foisonnement de détails, tant la profusion des récits croisés conduisent le spectateur à s'immerger. Largement inspiré par la bande dessinée, mais aussi le dessin et la gravure classiques, Fabien Bedel livre une version toute personnelle de scènes primitives, qui peuvent tout d'abord désorienter le spectateur. C'est qu'il s'y produit une bizarre alchimie, où des savants fous rencontreraient des objets organiques mutants.
Dans le foisonnement de ces scènes, il suffit de s'arrêter quelques secondes pour que les mots viennent à l'esprit, pour que les récits d'horreur reviennent en mémoire. Comme par exemple dans cette crypte issue des « pulp fiction », où la torture vient rencontrr l'érotisme, dans un joyeux mélange, sans interdits. De ses dessins, pour certains colorés au feutre, à l'ancienne, on remarquera encore l'extrême virtuosité. En une scène, c'est un monde en miniature qui naît sous nos yeux, l'histoire d'un robot qui se serait servi dans un cimetière de voitures pour se composer, comme la créature de Frankenstein. Le lettrage, envahissant, chaotique, revendique une double ascendance, du côté du graph comme celui de la BD.




L'exposition du mois d'août 2015

Raz de ville

Les murs mitoyens sont-ils des passerelles ou des fossés sans fond ? Le ciel est-il vraiment logé au fond des flaques d'eau ? Partagerais-je mon toit avec celui du voisin ? Les couleurs ont-elles encore quelquechose à dire ? Quelque voyageur traverse une ville imaginaire, un enfant joue parfois, ou deux... Et je cherche ma boussole. Dans quelle poche ? Le soleil écrase-il des rues désertes ou est-ce le froid que l'on fuit pour se rassembler dans l'âtre d'une grande cheminée... d'usine ?! Où se cachet-on ? Derrière l'école ? La mairie ? La prison ? Le temple ? Quelquepart, c'est sûr, il y a la maison : celle de Delphine, celle de Marouf, celle de Tenzin ou de Charlie, celle de Fati ou celle de Thô, la tienne et la mienne. Une kyrielle d'individualités se croisent, s'imbriquent et se complètent sous un abri commun, nous sommes comme ces poissons étranges, riches des mystères des profondeurs. Un peu effrayants parfois, émouvants, étonnants... À vos lumières, à vos antennes, à votre gouvernail

Devilloce.

Devilloce - 4 ou 5 "poissons" (idem) - dessin au trait sur papier

Devilloce - 6 ou 7 "bonhommes" (20 x 20 cm) - techniques mixtes sur papier

Devilloce - 9 "maisons" (30 x 30 cm) - enduit et aquarelle sur tissus

L'exposition du mois de juillet 2015

Tableaux détournés

Visiter une exposition dans un musée, choisir les tableaux qui allaient être détournés, trouver les accessoires, franchir les porte d’une MJC, d’une Médiathèque et d’une salle de spectacles, oser prendre la pose et se faire photographier - voici  le chemin parcouru par les participants qui ont très joyeusement joué le jeu.

Une exposition organisée par l’'association Cultures du Cœur de Haute-Garonne qui œuvre pour l'accès à la culture et aux sports des personnes les plus démunies, suivies par des structures sociales.

Pour aller plus loin : clic

L'exposition du mois de juin 2015

Marie Olé

Marie Olé est illustratrice et crée depuis 11 ans les affiches du Théâtre du Grand Rond !

Pendant plusieurs années elle croque, gribouille, dessine pour la presse à Marseille, Montréal, Paris. Elle devient ensuite co-fondatrice d'un studio de création à Toulouse d'où sortiront de nombreuses collections de cartes postales, papeterie et autres objets fantaisies.
Actuellement, freelance, son arc s'est enrichit de quelques cordes : elle est tour à tour illustratrice de presse et de dessin en direct pour les conférences, pour l'édition jeunesse et la communication culturelle.

À noter : notre illustratrice attitrée propose vendredi 26 juin entre 20h et 20h45 une vente de reproductions en série limitée A4 et A3 (30 et 40 €), plus des petites créations (magnets, cartes postales, règles,etc...)

Pour aller plus loin : marieole.ultra-book.com - 06 84 36 08 23


Marie Olé - Les Zumains - Une vision humoristique du couple et de la femme dans tous ses états.


 

L'exposition du mois de mai 2015

Fresques de Olivox

Des dessins fous à l'encre de Chine comme un écosystème fourmillant. Des centaines de personnages en interaction comme une sorte d'immense "Où est Charlie ?" sur plusieurs mètres. Une "Struggle for life" en diaporama.

Pour aller plus loin c'est par ici !

L'exposition du mois d'avril 2015

Anne Isambert est sérigraphe à l'atelier 54 fils au cm à Toulouse. Utilisant la sérigraphie comme outil plastique, elle joue avec les superpositions et les surimpressions d'images.
Elle a imaginé ces sérigraphies spécifiquement pour l'espace du Théâtre du Grand Rond après avoir lu certains textes joués ce mois d'avril.

 

L'exposition du mois de mars 2015

Raphaël Bouyer présente deux séries : Ordinary lives et Conséquences.

Ordinary lives (visuel ci-dessous).
" Mes personnages sont captifs d'un monde dont ils ne peuvent plus profiter, du fait de leurs fautes et leurs erreurs... J'aime assez l'idée de les ballotter de situations en situations, allant parfois jusqu'au ridicule...! Cela m'amuse aussi de leur faire subir mon ironie et une sorte d'expiation en les renvoyant au monde, à la vie qu'ils ont laissés derrière eux et à la solitude qui désormais les accompagne... " Raphaël Bouyer.

Conséquences
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Ici, l'artiste exploite l'idée de séquençage du temps.
Dans un monde frappé de catastrophes naturelles, il nous donne à voir des instantanés extraits d'un contexte que l'on pressent dramatique. Ce « temps suspendu » peut étonner par son improbabilité.
Et pourtant, la réalité dépasse souvent la fiction... (BB).

Pour aller plus loin : le site de Raphaël Bouyer.

L'exposition du mois de janvier 2015

Comment rentrer, fouiller, aller voir, dans les images d’un film, avec un médium qui fabrique des images fixes ? Peut-on pénétrer l’image, s’interposer à leur succession comme le fait le héro de « Blow Up » d’Antonioni ?

Creuser des poches de temps, se libérer d'un flux continu pour s'approprier ces images mouvantes par la peinture. Enfin rentrer dans le film.



La série "Le Lauréat", 2013  (acrylique et pastel sur toiles, dimensions variées)
Cette série emprunte son nom à un film de Mike Nichols (1967,USA).
L’objectif est d’accumuler des instants qui par la traduction picturale dont ils font l’objet, tendent à une forme d’autonomie, d’extension, de volume. Le passage au pictural produit un arrêt et un autre discours, le continuum du film est comme étiré, dilaté, gonflé.
Cette démarche produit une collection inachevée quel que soit le nombre de toiles réalisées (un film peut se diviser en une infinité d'instants, d'éléments différents) et à une recherche sans limites: chaque instant peut être soumis à la même extension picturale, la finitude de l’œuvre cinématographique étant contredite, niée, par la démarche de peindre.
Caroline Tirefort

ctirefort@voila.fr

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